Aston Martin DBR1 - 1959

20/04/2026

Aston Martin DBR1 - 1959

Aston Martin DBR1

Exceptée la parenthèse Mercedes de 1952, durant les années 1950 les 24 Heures du Mans semblent se jouer uniquement entre Ferrari et Jaguar. Mais Aston Martin cherche aussi la gloire dans le marathon français, qu’elle parvient à remporter à la fin de la décennie grâce à un pilote américain.

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Gagner au Mans est le grand rêve de l’industriel anglais David Brown. Après la guerre, il rachète et relance Aston Martin puis la prestigieuse marque Lagonda, qu’il acquiert dans le but de pouvoir disposer du moteur six cylindres à double arbre conçu pendant le conflit par Walter Owen Bentley. Ce moteur, rival du formidable Jaguar XK6, va devenir l’arme décisive pour la course à la victoire. Dans sa première version 2,6 litres montée sur la DB2, il termine troisième au Mans en 1951. Puis, dans sa version 3 litres, il équipe la DB2/4 et la DB3S, un roadster développé pour la course. Ces deux voitures apportent à la firme anglaise de nombreux succès, absolus et de catégorie, mais leur base routière les empêche de s’imposer face aux plus puissantes et compétitives Ferrari et Jaguar, de vrais types de course « travestis » en voitures Grand Tourisme.

La DBR1 conquiert en 1959 les première et deuxième places absolues au Mans. Ici, la n° 6 de Maurice Trintignant et Paul Frère classée à moins d’un tour des vainqueurs Shelby et Salvadori.© IXO Collections SAS - Tous droits réservés. 

La DBR1 conquiert en 1959 les première et deuxième places absolues au Mans. Ici, la n° 6 de Maurice Trintignant et Paul Frère classée à moins d’un tour des vainqueurs Shelby et Salvadori.© IXO Collections SAS - Tous droits réservés. 

La DB3S obtient son meilleur résultat dans le marathon français en 1955 lorsqu’elle décroche avec Peter Collins et Paul Frère la deuxième place à la distance entre deux Jaguar Type D, résultat répété l’année suivante par Collins, associé cette fois à Stirling Moss, qui termine à moins d’un tour de la Jaguar de l’écurie Écosse.

1. Le châssis tubulaire conçu par l’ingénieur en chef Ted Cutting est plus rigide et pèse 20 kg de moins que celui de la DB3S.2. L’extracteur d’air chaud caractéristique reçoit sur certains modèles un profil chromé qui deviendra un élément stylistique distinctif également pour les voitures de route.3. La boîte de vitesses GC537 produite par David Brown, est montée transversalement pour réduire l’encombrement longitudinal. Sa fragilité est l’une des causes des nombreux abandons au cours des premières années.© IXO Collections SAS - Tous droits réservés. 

1. Le châssis tubulaire conçu par l’ingénieur en chef Ted Cutting est plus rigide et pèse 20 kg de moins que celui de la DB3S.

2. L’extracteur d’air chaud caractéristique reçoit sur certains modèles un profil chromé qui deviendra un élément stylistique distinctif également pour les voitures de route.

3. La boîte de vitesses GC537 produite par David Brown, est montée transversalement pour réduire l’encombrement longitudinal. Sa fragilité est l’une des causes des nombreux abandons au cours des premières années.© IXO Collections SAS - Tous droits réservés. 

1. L’aérodynamique de la carrosserie est conçue de manière à dévier les flux d’air des roues comme sur les Jaguar Type D contemporaines. Cet objectif va jusqu’au carénage partiel des roues arrière.2. Les suspensions sont majoritairement reprises de la DB3S, y compris l’essieu arrière de type De Dion.3. Les disques de frein fournis au début par Lockheed sont ensuite remplacés par des pièces Girling.© IXO Collections SAS - Tous droits réservés. 

1. L’aérodynamique de la carrosserie est conçue de manière à dévier les flux d’air des roues comme sur les Jaguar Type D contemporaines. Cet objectif va jusqu’au carénage partiel des roues arrière.

2. Les suspensions sont majoritairement reprises de la DB3S, y compris l’essieu arrière de type De Dion.

3. Les disques de frein fournis au début par Lockheed sont ensuite remplacés par des pièces Girling.© IXO Collections SAS - Tous droits réservés. 

Entre-temps, Aston Martin a lancé l’étude de la DBR1 apparemment semblable à la DB3, mais avec un nouveau châssis en treillis tubulaire. La voiture débute en 1956 dans la version DBR1/1 (ou DBR1/250), avec un six cylindres de 2,5 litres, au Mans où elle abandonne sur problème de boîte de vitesses. Elle est suivie par la DBR1/2 ou DBR1/300 à moteur 3 litres, qui obtient sa première victoire en 1957 à Spa et aux 1000 km du Nürburgring ; puis par la DBR2 de 3,7 litres conçue pour affronter les reines de la catégorie dans les épreuves courtes. Au Mans, la victoire échappe à ces deux modèles, de nouveau à cause de la boîte de vitesses à l’origine de fréquents abandons.

A.	Le Britannique Roy Salvadori (au centre) et l’Américain Carroll Shelby (à droite) fêtent leur victoire aux 24 Heures du Mans 1959.© IXO Collections SAS - Tous droits réservés. 

A. Le Britannique Roy Salvadori (au centre) et l’Américain Carroll Shelby (à droite) fêtent leur victoire aux 24 Heures du Mans 1959.© IXO Collections SAS - Tous droits réservés. 

Pour 1958, les règlements limitent la cylindrée des Sport-Prototypes à 3 litres, mettant ainsi hors jeu la DBR2, la Jaguar Type D et la Maserati 450, mais relançant la DBR1/300 qui, cette même année, subit une autre série d’abandons même si Aston Martin décroche une deuxième place inespérée grâce à la « vieille » DB3S de l’écurie privée Whitehead.

B.	La DBR1/300 n° 5 victorieuse de Shelby et Salvadori lors d’un arrêt ravitaillement au Mans en 1959.© IXO Collections SAS - Tous droits réservés. 

B. La DBR1/300 n° 5 victorieuse de Shelby et Salvadori lors d’un arrêt ravitaillement au Mans en 1959.© IXO Collections SAS - Tous droits réservés. 

Le succès survient finalement en 1959 lorsque deux des quatre DBR1/300 engagées rallient l’arrivée et raflent les deux premières places à la distance, en bénéficiant de l’abandon sur panne moteur de la Ferrari 250 TR/59 des anciens vainqueurs Phil Hill et Olivier Gendebien. La voiture gagnante est pilotée par le Texan Carroll Shelby et le spécialiste anglais Roy Salvadori, qui ont déjà fait équipe l’année précédente. À la deuxième place, la DBR1 de Maurice Trintignant et Paul Frère termine à moins d’un tour. Salvadori obtient une troisième place en 1960, associé à Jim Clark, mais lors de l’édition 1961, la dernière pour la DBR1/300, toutes les voitures abandonnent.

C.	Les DBR1 arrivées première et deuxième en 1959 (ici, la n° 5 des futurs vainqueurs Shelby et Salvadori) sont aussi les deux seules voitures de la catégorie Sport présentes à l’arrivée. Elles ne sont suivies sur la ligne que par des Grand Tourisme.© IXO Collections SAS - Tous droits réservés. 

C. Les DBR1 arrivées première et deuxième en 1959 (ici, la n° 5 des futurs vainqueurs Shelby et Salvadori) sont aussi les deux seules voitures de la catégorie Sport présentes à l’arrivée. Elles ne sont suivies sur la ligne que par des Grand Tourisme.© IXO Collections SAS - Tous droits réservés. 

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