Jaguar XJR-9 – 1988

17/02/2026

Jaguar XJR-9 – 1988

Jaguar XJR-9

La Jaguar XJR-9 LM est l’une des voitures les plus emblématiques de l’histoire de l’Endurance car elle coïncide avec le retour de Jaguar au sommet de la spécialité, longtemps après les victoires de la Type D au milieu des années 1950. Ce retour à l’excellence est le fruit d’un long développement.

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Après une longue absence durant les années 1980, Jaguar revient en course dans le nouveau Groupe C de la FIA avec des modèles très prometteurs, mais pas encore victorieux, développés par la firme anglaise Tom Walkinshaw Racing. Ces voitures serviront de base au projet XJR-9 LM, dont le début date de 1988. Il marque la réalisation d’un juste équilibre entre la puissance, l’aérodynamique avancée et la fiabilité, des facteurs indispensables pour courir efficacement au plus haut niveau.

En 1988, avant son triomphe aux 24 Heures du Mans, la XJR-9 châssis n° 488 a couru sans succès à Jerez, Jarama, Monza et, uniquement aux essais, à Silverstone.© IXO Collections SAS - Tous droits réservés. 

En 1988, avant son triomphe aux 24 Heures du Mans, la XJR-9 châssis n° 488 a couru sans succès à Jerez, Jarama, Monza et, uniquement aux essais, à Silverstone.© IXO Collections SAS - Tous droits réservés. 

Le projet XJR-9 représente l’apogée d’une évolution amorcée en 1985 avec la XJR-6, une voiture qui inaugure un châssis en fibre de carbone et un système aérodynamique raffiné exploitant au mieux l’effet de sol. Par la suite, la XJR-8 perfectionne les solutions retenues et reçoit un moteur V12 de 7 litres, un bloc identique à celui qui sera utilisé sur la XJR-9. Ces modèles permettent à Jaguar de disposer d’une solide base technique qui culmine en 1988 sous la forme d’une voiture capable d’affronter et de battre les Porsche 962 qui dominent la catégorie. Équipée d’un moteur capable de délivrer initialement 720 ch, puis plus de 750, et dotée d’une coque en fibre de carbone, la XJR-9 LM atteint des vitesses extrêmes tout en conservant agilité et stabilité grâce aussi à une forme extérieure optimisée générant un maximum d’appui aérodynamique.

1. Parmi les XJR-9 engagées en 1988 et 1989, six sont construites à partir de zéro, tandis que trois autres résultent de la refonte de châssis XJR-6 et XJR-8 antérieurs.2. Les roues arrière carénées sont une solution appliquée à presque toute la famille des « XJR ». Mais sur la XJR-9, des prises d’air type NACA ont été ouvertes à la hauteur de chaque roue.© IXO Collections SAS - Tous droits réservés. 

1. Parmi les XJR-9 engagées en 1988 et 1989, six sont construites à partir de zéro, tandis que trois autres résultent de la refonte de châssis XJR-6 et XJR-8 antérieurs.

2. Les roues arrière carénées sont une solution appliquée à presque toute la famille des « XJR ». Mais sur la XJR-9, des prises d’air type NACA ont été ouvertes à la hauteur de chaque roue.© IXO Collections SAS - Tous droits réservés. 

En 1988, la XJR-9 fait ses débuts en Amérique du Nord et en Europe. Elle remporte les 24 Heures de Daytona, son unique victoire dans la série IMSA Camel GTP (l’équivalent du Groupe C de la FIA) et les 2 Heures Del Mar, dernière épreuve du calendrier. Sur le continent européen, elle domine le championnat du Monde en Sport-Prototypes (WSC), remportant six des onze courses au programme et le titre.

Aux 24 Heures du Mans, l’écurie TWR-Jaguar sponsorisée par Silk-Cut présente cinq voitures désignées par le suffixe « LM ». Malgré des problèmes mécaniques à l’origine de deux abandons, une des trois survivantes, pilotée par Jan Lammers, Andy Wallace et Johnny Dumfries, finit première absolue avec deux minutes d’avance sur la Porsche classée deuxième. Les deux autres Jaguar se placent quatrième et seizième, prouvant la fiabilité du modèle de l’équipe TWR. Pendant la course, les Jaguar font preuve de vitesse et d’une grande résistance tout en associant à des performances élevées une gestion précise du carburant, une qualité essentielle en raison des limites de consommation réglementaires.

1. Le moteur V12 atmosphérique est dérivé de celui des voitures de course et de sport Jaguar, mais dans une nouvelle version portée à 7 litres que TWR teste sur la XJR-8 et propose en alternative au précédent 6 litres. En 1988 au Mans, les cinq voitures inscrites en sont équipées.2. Outre ses roues arrière couvertes, la XJR-9 se distingue par la « bosse » prononcée qui prolonge le toit, formée par le carénage de la prise d’air.3. La variante « LM » utilisée seulement au Mans présente comme principale modification la configuration spécifique de l’aileron arrière, plus bas et moins incliné afin d’accélérer l’écoulement de l’air sur la longue ligne droite des Hunaudières.© IXO Collections SAS - Tous droits réservés. 

1. Le moteur V12 atmosphérique est dérivé de celui des voitures de course et de sport Jaguar, mais dans une nouvelle version portée à 7 litres que TWR teste sur la XJR-8 et propose en alternative au précédent 6 litres. En 1988 au Mans, les cinq voitures inscrites en sont équipées.

2. Outre ses roues arrière couvertes, la XJR-9 se distingue par la « bosse » prononcée qui prolonge le toit, formée par le carénage de la prise d’air.

3. La variante « LM » utilisée seulement au Mans présente comme principale modification la configuration spécifique de l’aileron arrière, plus bas et moins incliné afin d’accélérer l’écoulement de l’air sur la longue ligne droite des Hunaudières.© IXO Collections SAS - Tous droits réservés. 

En 1989, la XJR-9 LM continue à collectionner les bons résultats, quoique moins brillants, dont une quatrième place au Mans. C’est sa dernière saison. Elle sera remplacée par la XJR-10 et la XJR-11, dotées de moteurs V6. Mais la contribution de la XJR-9 LM demeure historiquement marquante grâce à ses victoires et à son rôle déterminant pour le retour de Jaguar dans le sport automobile.

A. La XJR-9 n° 2 victorieuse au Mans en 1988 est immédiatement retirée de la compétition pour rejoindre l’Heritage Museum de Jaguar.© IXO Collections SAS - Tous droits réservés. 

A. La XJR-9 n° 2 victorieuse au Mans en 1988 est immédiatement retirée de la compétition pour rejoindre l’Heritage Museum de Jaguar.© IXO Collections SAS - Tous droits réservés. 

B.	Le pilote Hollandais Jam Lammers célèbre la victoire à l’arrivée des 24 Heures du Mans 1988, succès qu’il signe avec Andy Wallace et Johnny Dumfries.© IXO Collections SAS - Tous droits réservés. 

B. Le pilote Hollandais Jam Lammers célèbre la victoire à l’arrivée des 24 Heures du Mans 1988, succès qu’il signe avec Andy Wallace et Johnny Dumfries.© IXO Collections SAS - Tous droits réservés. 

C.	En 1988, la XJR-9 est engagée dans le WSC et le championnat IMSA GT où elle remplace, respectivement, les XJR-8 et XJR-7 développées pour ces deux championnats.© IXO Collections SAS - Tous droits réservés. 

C. En 1988, la XJR-9 est engagée dans le WSC et le championnat IMSA GT où elle remplace, respectivement, les XJR-8 et XJR-7 développées pour ces deux championnats.© IXO Collections SAS - Tous droits réservés. 

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