
28/04/2023
Les mythes du Mans Porsche 917K
Author : Cette collection est une adaptation de 24H Le Mans ® Le auto delle corsa più leggendaria al mondo Éditeur : Centauria Editore s.r.l.
Read moreSi 1971 est la dernière année de présence active de la 917 dans le championnat du monde pour Sport-Prototypes, c’est une saison payante. La voiture remporte presque toutes les courses auxquelles elle participe : 1 000 km de Buenos Aires, 1 000 km de Spa, 24 Heures de Daytona, 12 Heures de Sebring et 1000 km de Monza avant de s’annoncer au Mans avec presque une dizaine de voitures réparties entre l’écurie officielle et les satellites. Parmi elles, on trouve quelques versions à queue longue qui, grâce à leur meilleure aérodynamique, devraient être les favorites sur un circuit comme celui de la Sarthe avec sa très longue ligne droite ; ainsi que la curieuse 917/20 surnommée « cochon rose » qui est une tentative de réunir les caractéristiques des « KH » et des « LH » avec sa carrosserie massive. Lors des essais qualificatifs, les trois premières positions reviennent à trois 917 LH, devant deux Ferrari 512 M, les grandes rivales de Porsche, séparées de la 917 K de Porsche Martini confiée à Helmut Marko et Gijs van Lennep, et suivies de la 917/20. En course, les « longues » sont plus rapides, mais elles manquent de résistance : entre la 9e et la 18e heure, problèmes de moteur et de transmission, perte d’huile et accidents éliminent les 917 y compris le « cochon rose », ne laissant en piste que la « K » officielle de Martini et celle de l’écurie anglaise J.W. Automotive aux mains de Richard Attwood (vainqueur en 1970 avec Hans Herrmann sous les couleurs de l’écurie Salzbourg) et Herbert Müller. À eux la mission de tenir à distance la Ferrari 512 M et la compétitive Matra-Simca MS 660 qui, après avoir été longtemps au commandement, disparaît sur ennuis mécaniques à six heures de l’arrivée. Les deux Porsche augmentent ensuite leur avance et se disputent la victoire : Marko et Van Lennep terminent avec 397 tours, deux de plus que leurs coéquipiers rivaux, repoussant à plus de 30 tours la première Ferrari de Sam Posey et Tony Adamowicz qui courent pour le North American Racing Team.

1. La voiture de l’équipe Porsche Martini qui gagne les 24 Heures du Mans 1971 est l’une des rares 917 K dotées d’un châssis en alliage d’aluminium et de magnésium.
2. La version à queue courte dite « K » (de l’allemand Kurzheck, « queue courte ») est développée fin 1969 en vue de résoudre les problèmes de stabilité de la 917 première série dotée d’une carrosserie semblable à celle de la 908 coupé.
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Although 1971 was the last year in which the 917 actively participated in the World Championship for Sports Prototypes, it was a successful season. The car won almost all the races it entered: the 1000 km of Buenos Aires, the 1000 km of Spa, the 24 Hours of Daytona, the 12 Hours of Sebring and the 1000 km of Monza, before registering at Le Mans with almost ten cars, divided between the official team and the satellite teams. These included a number of long-tail versions, which were favourites on circuits such as La Sarthe with its very long straights thanks to their improved aerodynamics, as well as the remarkable 917/20, nicknamed the “pink pig”, a version that was an attempt to combine the characteristics of the “KH” and the “LH”. During the qualifying races, the first three places went to three 917 LHs, ahead of two Ferrari 512 Ms, Porsche's great rivals, followed by Porsche Martini's 917 K with Helmut Marko and Gijs van Lennep at the wheel, and then the 917/20. During the race, the “long” cars are faster, but they lack stamina: between the 9th and 18th hour, engine and transmission problems, oil leaks and accidents eliminate the 917s, including the “pink pig”, leaving only the official “K” of Martini and that of the English team J.W. Automotive team, owned by Richard Attwood (winner in 1970 with Hans Herrmann in the colours of the Salzburg team) and Herbert Müller, remain on the track.

1. Quelques 917 K ont un arrière lisse avec un déflecteur mobile monté à l’extrémité du canal central, tandis que d’autres, comme celle-ci, portent deux dérives latérales faisant fonction de stabilisateurs.
2. En plus d’être raccourci et redessiné, l’arrière de la Porsche 917 K est aussi élargi pour recouvrir des pneus plus larges.
3. La 917 K victorieuse au Mans en 1971 est dotée d’un 12 cylindres en V à 180° dans la version 4,9 litres et 600 ch. Mais dès la fin de 1970, il en existe une version 5 litres de 630 ch.
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Après Le Mans, la 917 K gagne encore à l’Österreichring avec l’équipe de John Wyer et les pilotes Richard Attwood et Pedro Rodriguez, tandis que la dernière manche du championnat, à Watkins Glen, revient à Autodelta et à l’Alfa Romeo T33/3. L’écurie italienne récolte ainsi trois victoires (dont celles de la Targa Florio et des 1000 Km de Brands Hatch) et 51 points alors que les 917 K de l’équipe Martini et de J.W., avec sept succès au total (plus un avec la 908/3 au Nürburgring), rapporte à Porsche le titre du championnat mondial des constructeurs avec 72 points.

A. La 917 de l’équipe Porsche Martini court sous différentes livrées : celle qui gagne au Mans en 1971 est à fond blanc, mais il existe aussi des variantes à fond argent et des « psychédéliques » en jaune/rouge et vert/violet.
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After Le Mans, the 917 K won again at the Österreichring with John Wyer's team and drivers Richard Attwood and Pedro Rodriguez, while the final race of the championship, at Watkins Glen, was won by Autodelta and the Alfa Romeo T33/3. The Italian team thus secured three victories (including the Targa Florio and the 1000 km of Brands Hatch) and 51 points, while the Martini and J.W. team's 917 K, with seven wins in total (plus one with the 908/3 at the Nürburgring), earned Porsche the World Manufacturers' Championship title with 72 points. In 1972, several 917 Ks were entered in smaller races. One of them, with modified bodywork and a 5.4-litre engine, competed in several Interserie races for David Piper's team. Another 917 K raced in the Brazilian Cup at Interlagos, winning a race with Wilson Fittipaldi.

B. Outre les deux échappements sortant sous la traverse, la vue arrière montre la roue de secours obligatoire logée au-dessus du différentiel.
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C. Le capot laisse voir le haut du moteur et le grand ventilateur qui aspire l’air sous la coque afin de coller davantage la voiture au sol. © IXO Collections SAS - Tous droits réservés.
En 1972, quelques 917 K sont engagées dans les épreuves mineures. Un exemplaire à carrosserie modifiée et moteur de 5,4 litres dispute quelques manches de l’Intersérie pour l’équipe de David Piper. Une autre 917 K court dans la Coupe du Brésil à Interlagos où elle remporte une course avec Wilson Fittipaldi.
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